Location de voiture à l’aéroport de Marseille (MRS) : ce qu’il faut savoir
Comptoirs, navette, horaires de retour, suppléments et état des lieux à Marseille-Provence : le parcours réel, et quand louer ailleurs qu’à l’aéroport.
À l’aéroport de Marseille-Provence, les comptoirs des loueurs sont côté terminaux et les véhicules attendent sur le parc de location situé juste en face : vous signez à l’intérieur, puis vous traversez pour prendre la voiture. Certaines agences, souvent les moins chères, ne sont pas dans l’aérogare du tout et vous récupèrent en navette sur leur parking, à quelques minutes de là, du côté de Vitrolles et de Marignane.
La vraie question n’est donc pas de savoir s’il y a des loueurs à MRS, mais ce que vous payez pour la commodité, à quelle heure l’agence ferme le soir où vous rendez la voiture, et si un retrait en ville ou en gare ne serait pas plus malin pour votre séjour. Voici le parcours réel, étape par étape, et les endroits où la facture dérape.
- Comptoirs côté terminaux, voitures sur le parc de location en face : prévoyez une marche et quelques minutes de formalités après les bagages.
- Les tarifs les plus bas sont souvent hors site, avec navette : parfait à une heure ouvrable, beaucoup moins pour le dernier vol du soir.
- Vérifiez l’heure de fermeture de l’agence avant de réserver : à Marseille-Provence, toutes ne reprennent pas les clés hors horaires.
- Faites l’état des lieux avant de quitter le parc, même quand il fait encore nuit, et faites inscrire chaque marque sur le contrat.
- Si vous commencez à pied dans Marseille, prendre la voiture en ville ou à Saint-Charles évite de la payer pendant que vous visitez.
Où sont les loueurs à Marseille-Provence
L’aéroport se lit en deux blocs. Le Terminal 1 regroupe les halls des compagnies classiques et l’essentiel des services, dont les comptoirs de location. Le Terminal 2 est celui des vols à bas coût, plus dépouillé, à quelques minutes de marche. Entre les deux se trouve la gare routière, d’où partent les bus vers Marseille Saint-Charles et vers Aix.
- Terminal 1 : les halls des compagnies classiques, où se tiennent la plupart des comptoirs de location.
- Terminal 2 : le terminal des vols à bas coût, avec moins de services ; comptez la marche jusqu’aux comptoirs.
- Le parc de location : en plein air, face aux halls, c’est là qu’on vous remet les clés et que vous faites le tour du véhicule.
- Les agences hors site : une navette ou un employé vient vous chercher pour rejoindre leur parking, dans la zone d’activités voisine.
- La gare de Vitrolles-Aéroport : reliée au terminal par une navette, elle met le train de Marseille, d’Aix ou d’Avignon à portée de main.
Aéroport, ville ou gare : où retirer la voiture
Le supplément lié au retrait en aéroport est une habitude du secteur : parfois fondu dans le tarif, parfois facturé à part. Il se compare au temps et au prix d’un bus vers Saint-Charles ou d’un train depuis Vitrolles-Aéroport. Le bon arbitrage dépend surtout de l’heure de votre vol et du moment où vous avez vraiment besoin d’un véhicule.
| Lieu de retrait | Pour qui c’est le bon choix | Les contreparties |
|---|---|---|
| Aéroport Marseille-Provence | Arrivée avec enfants ou bagages lourds, départ direct vers Cassis, le Luberon ou la Camargue | Tarif généralement plus élevé, file d’attente aux heures de pointe, horaires de fermeture à vérifier |
| Agence hors site près de l’aéroport | Voyageur qui compare et accepte un transfert de quelques minutes en navette | Attente de la navette, plages horaires plus courtes, retour à anticiper avant un vol matinal |
| Agence en ville à Marseille | Séjour qui commence à pied dans le centre et se poursuit sur la route | Trajet en bus ou en train depuis l’aéroport, puis le stationnement urbain à gérer |
| Gare Saint-Charles ou gare de Vitrolles-Aéroport | Combinaison train puis voiture, ou restitution avant de reprendre un train | Choix de véhicules plus restreint, horaires calés sur ceux de la gare |
Les lignes qui font gonfler la facture
Le prix annoncé à la réservation et celui qui sort du comptoir sont deux choses différentes quand les postes sont ajoutés au dernier moment. Voici ceux qui reviennent le plus souvent sur une location prise à l’aéroport, et qu’il vaut mieux repérer avant de donner sa carte bancaire.
- Le supplément de retrait en aéroport, qui disparaît souvent dès que l’on prend la voiture en ville ou en gare.
- La politique de carburant : rendre le plein est la règle la plus simple à contrôler ; une option prépayée vous fait payer un réservoir que vous ne consommerez peut-être pas.
- La franchise et la caution : l’empreinte bancaire est bloquée au départ, et le montant restant à votre charge en cas de dommage mérite d’être lu avant de signer.
- Le conducteur supplémentaire, le siège enfant, le porte-vélos : utiles, mais à ajouter en connaissance de cause plutôt qu’au comptoir.
- Le retour hors horaires, quand il est accepté : le véhicule reste sous votre responsabilité jusqu’à son contrôle par l’agence.
- Le nettoyage : le sable de Camargue et des plages du littoral sud se retrouvent vite dans l’habitacle.
C’est exactement là que la façon de réserver change tout. Sur DRIVO, le prix est affiché complet avant le paiement : chaque coût apparaît, y compris les frais de service DRIVO, présentés sur leur propre ligne et remboursés en cas d’annulation gratuite ou d’annulation par l’agence. Vous voyez la caution et ce qui est inclus avant de réserver, la confirmation est immédiate, l’annulation reste gratuite jusqu’à 48 heures avant le retrait, et une protection complète en option peut être ajoutée au paiement pour abaisser la franchise.
L’état des lieux et le retour, les deux moments qui coûtent cher
Beaucoup de litiges se décident en quelques minutes, sur le parc de location, au départ et à l’arrivée. Avec un vol du matin, vous ferez le tour de la voiture dans la pénombre, parfois avec le mistral dans le dos. Ce n’est pas une raison pour bâcler : c’est au contraire le moment d’être méthodique.
Le tour du véhicule quand il fait encore nuit
- 1Demandez un éclairage correct, ou faites sortir le véhicule de l’emplacement le plus sombre avant de commencer.
- 2Filmez un tour complet, lentement, puis photographiez de près les 4 jantes, les bas de caisse, les pare-chocs et le pare-brise : les impacts de gravillon sont la découverte classique du retour.
- 3Photographiez le compteur et la jauge, et vérifiez la présence du triangle de signalisation et du gilet de haute visibilité, obligatoires à bord en France.
- 4Faites inscrire chaque marque sur l’état des lieux avant de quitter le parc, et gardez une copie signée ou sa photo.
- 5Refaites les mêmes images au retour, si possible au même endroit, et demandez un document de restitution.
Le retour avant un vol matinal
- Faites le plein avant d’entrer dans la zone aéroportuaire : les stations les plus proches ne sont pas toutes ouvertes à l’aube, et gardez le ticket.
- Prévoyez une marge d’au moins 30 minutes de plus que votre estimation, surtout si l’agence est hors site et dépend d’une navette.
- Si personne ne peut constater le retour, demandez par écrit la procédure acceptée par l’agence avant le jour du départ.
- Repérez la veille l’entrée du parc de location et le dépôt des clés : l’aérogare est simple de jour, moins lisible de nuit.
Conduire autour de Marseille : mistral, péages et ZFE
En sortant de l’aéroport, vous êtes immédiatement sur le réseau rapide : l’A7 vers Avignon et le Luberon, l’A55 vers Marseille et la côte, l’A54 vers Arles et la Camargue, l’A8 vers Aix et le Var. La plupart des autoroutes françaises sont à péage, réglé par carte bancaire ou par badge de télépéage ; sans badge, placez-vous dans une file qui accepte la carte.
- Vitesses : 130 km/h sur autoroute par temps sec et 110 km/h sous la pluie ; 110 km/h sur une route à chaussées séparées, 100 km/h sous la pluie ; 80 km/h sur les routes à double sens, relevées à 90 km/h sur certains axes par le département ; 50 km/h en agglomération.
- Par brouillard, ou dès que la visibilité tombe sous 50 m, la limite est de 50 km/h partout.
- Permis de moins de 3 ans : 110 km/h sur autoroute et 100 km/h sous la pluie.
- Alcool : 0,5 g/L de sang, soit 0,25 mg/L d’air expiré, et 0,2 g/L pour un permis de moins de 3 ans, autrement dit tolérance zéro.
- Le mistral : ce vent du nord descend la vallée du Rhône et souffle fort sur l’A7, l’A54 et les routes plates de la Crau et de la Camargue. En rafale latérale, deux mains sur le volant, de la distance avec les poids lourds, et de la vigilance en sortie de viaduc ou de tunnel.
- La priorité à droite s’applique encore à certains carrefours non signalés, fréquents dans les vieux villages de Provence.
Marseille fait partie des villes françaises dotées d’une zone à faibles émissions, la ZFE. Le mécanisme est simple : chaque véhicule reçoit une vignette Crit’Air qui le classe de 0 pour l’électrique à 5 pour les plus anciens, et la collectivité décide quelles catégories peuvent entrer dans le périmètre. Les règles, le périmètre et les sanctions évoluent souvent : vérifiez le dispositif en vigueur sur le site officiel de l’administration française avant de partir, et demandez à l’agence si la vignette est bien apposée sur le pare-brise.
Calanques, Camargue, Luberon : la voiture au bon endroit
La voiture est l’outil idéal pour la Provence dès que l’on quitte le tramway marseillais. Elle devient un handicap dans quelques endroits très précis, et le savoir d’avance évite une demi-journée perdue à chercher une place.
- Les Calanques : le stationnement est le point noir. Les places sont rares, les parkings saturent tôt en saison et se garer le long des routes d’accès est interdit, notamment pour laisser passer les secours. Garez-vous en amont du parc national et finissez en bus ou à pied.
- Cassis et La Ciotat : la route de la corniche est superbe mais étroite et chargée ; partez tôt et visez les parkings d’entrée de ville.
- La Camargue : de longues routes plates, des digues, du vent, et parfois chevaux ou taureaux derrière une clôture basse. Roulez posément.
- Le Luberon : des villages perchés, des ruelles où une citadine passe mieux qu’un grand break, et des parkings en bas du village.
- Aix-en-Provence : le centre est pour l’essentiel piéton ; les parkings publics en périphérie sont la solution, et ils se remplissent vite.
Avant de cliquer, comparez trois choses : le prix total réellement payé, l’heure de fermeture de l’agence au moment du retour, et la distance entre le comptoir et la voiture. DRIVO est une place de marché européenne qui permet de louer directement auprès d’agences indépendantes et locales de confiance, ainsi que de particuliers, avec des annonces et un support en cinq langues et une assistance par WhatsApp et conciergerie dans l’application. Au-delà des voitures, on y trouve aussi des utilitaires et des camping-cars là où l’offre locale existe.
Les comptoirs de location sont-ils dans le terminal à l’aéroport de Marseille ?
Oui, les comptoirs se tiennent côté terminaux, mais les véhicules sont garés sur le parc de location en plein air, face aux halls. Les agences hors site, elles, vous récupèrent en navette ou avec un employé, à quelques minutes de l’aérogare.
Puis-je rendre la voiture à MRS en dehors des horaires d’ouverture ?
Seulement si votre agence l’accepte. Toutes ne reprennent pas les clés hors horaires, et un retour non constaté reste sous votre responsabilité. Vérifiez l’heure de fermeture avant de réserver, surtout pour un vol très tôt ou très tard.
Est-ce moins cher de louer en ville ou à la gare Saint-Charles ?
Souvent, oui, parce que le retrait en aéroport s’accompagne d’un supplément propre au secteur. Mais il faut ajouter le bus ou le train depuis l’aéroport et le temps que cela prend : le calcul n’est intéressant que si vous ne prenez la voiture qu’après un ou deux jours passés à pied dans Marseille.
Faut-il une vignette Crit’Air pour entrer dans Marseille avec une voiture de location ?
Marseille applique une ZFE, et la vignette Crit’Air sert à classer le véhicule pour savoir s’il peut circuler dans le périmètre. Les règles changent régulièrement : vérifiez le dispositif en vigueur sur le site officiel de l’administration française, et demandez à l’agence si la vignette est en place.
Que faire si je repère une rayure au départ, alors qu’il fait encore nuit ?
Ne partez pas avant de l’avoir fait inscrire sur l’état des lieux. Demandez un éclairage correct, filmez un tour complet, photographiez les jantes et le pare-brise, et conservez une copie du document signé. C’est la seule pièce qui vous protège au retour.
Quelle taille de véhicule choisir pour les Calanques et le Luberon ?
Un modèle compact. Les ruelles des villages perchés et les petites routes du littoral sud se négocient mieux avec une citadine, et le stationnement, qui est le vrai problème autour des Calanques, devient nettement plus simple.