Location de voiture à l’aéroport de Lyon (LYS) : ce qu’il faut savoir
À Lyon-Saint Exupéry, les loueurs sont hors terminal : navette, suppléments, carburant, état des lieux et comparaison aéroport, ville ou gare.
À Lyon-Saint Exupéry, les comptoirs de location ne sont pas dans le hall d’arrivée : les loueurs sont regroupés dans un centre de location situé à l’écart des terminaux, que l’on rejoint par une navette gratuite depuis la sortie des arrivées. Comptez donc une bonne demi-heure de plus entre le tapis à bagages et le volant, réservez en formule plein-à-plein, et faites l’état des lieux photos en main avant de quitter la place de parking.
Le reste tient à trois réflexes : savoir exactement ce que votre prix inclut avant de payer, vérifier l’heure de fermeture du comptoir pour le retour, et comparer un retrait à l’aéroport avec un retrait en ville ou en gare. C’est là que la facture se joue, bien plus que sur le tarif journalier affiché.
- Les loueurs de LYS sont hors terminal : navette gratuite depuis la sortie des arrivées, et du temps à prévoir.
- Le supplément aéroport est souvent fondu dans le tarif sans être nommé : exigez un prix détaillé ligne par ligne.
- Le plein-à-plein est la seule politique carburant sans mauvaise surprise, et le ticket de la station est votre preuve.
- L’état des lieux est votre seule défense : photos et vidéo au départ comme au retour, même dans le noir.
- Sur DRIVO, l’annulation est gratuite jusqu’à 48 heures avant le retrait et chaque coût est affiché avant le paiement.
Du tapis à bagages au volant : le parcours réel à LYS
Que vous atterrissiez au Terminal 1 ou au Terminal 2, la logique est la même : vous récupérez vos bagages, vous sortez, et vous cherchez un arrêt de navette qui n’est pas toujours bien signalé. Beaucoup de voyageurs perdent dix minutes à tourner dans le hall avant de comprendre que le comptoir qu’ils cherchent se trouve ailleurs. Le trajet en navette est court, mais il s’ajoute à l’attente au comptoir, puis au temps passé sur le parking à vérifier le véhicule. Partir du principe que l’on sera au volant un quart d’heure après l’atterrissage est la meilleure façon de bâcler l’état des lieux.
- Suivez les panneaux « Location de voitures » dès la sortie des bagages : l’arrêt de la navette loueurs se trouve dehors, le long du trottoir des arrivées.
- La navette est gratuite et circule du petit matin jusqu’à la fin de la soirée ; en dehors de ces plages, un interphone à l’arrêt permet d’appeler le chauffeur.
- Demandez « la navette loueurs » et non « la navette parking » : ce ne sont pas les mêmes véhicules et ils ne vont pas au même endroit.
- Au centre de location, les comptoirs sont côte à côte, et la file se forme par vagues, au rythme des arrivées de vols.
- Si vous venez en train, la gare TGV de l’aéroport est accolée aux terminaux : vous suivez exactement le même cheminement.
Aéroport, ville ou gare : où retirer la voiture ?
Le retrait à l’aéroport n’est pas toujours le bon choix, et ce n’est pas seulement une question de tarif. Une agence hors site, en ville ou près d’une gare, travaille souvent avec une flotte plus petite mais un interlocuteur joignable, ce qui change tout quand un vol est retardé. À l’inverse, si vous montez vers les Alpes dans la journée, chaque heure gagnée compte et l’aéroport reste imbattable sur les horaires.
| Lieu de retrait | Ce que vous y gagnez | Ce que ça coûte en pratique | À privilégier si |
|---|---|---|---|
| Aéroport Lyon-Saint Exupéry | Le choix de véhicules le plus large, des horaires étendus, un retrait juste après le vol | Navette hors terminal, supplément aéroport souvent intégré au tarif, files aux heures de pointe | Vous enchaînez l’avion et la route, ou vous partez vers les stations le jour même |
| Agence en ville, à Lyon ou en périphérie | Des tarifs généralement plus sobres, une structure plus petite et plus facile à joindre | Il faut d’abord rejoindre Lyon, par exemple en Rhônexpress, et les horaires d’ouverture sont plus courts | Vous passez une nuit à Lyon avant de prendre la route, ou vous louez plusieurs jours |
| Gare : Part-Dieu, Perrache ou gare TGV de l’aéroport | Pratique en arrivant en train, transports en commun immédiats autour | Sortie de gare et stationnement parfois pénibles, flotte plus limitée | Vous combinez train et voiture, ou vous rendez le véhicule juste avant un TGV |
Les suppléments qui font gonfler la note
Le tarif journalier n’est presque jamais le prix que vous payez. À l’aéroport, une série de lignes viennent s’y ajouter, parfois au comptoir, parfois au moment du débit final. Les connaître à l’avance, c’est pouvoir dire non calmement, ou au moins ne pas découvrir la somme sur son relevé bancaire deux semaines plus tard.
- Le supplément aéroport, ou frais de prise en charge en aérogare, qui rémunère l’emplacement du loueur et n’apparaît pas toujours comme une ligne distincte.
- La majoration jeune conducteur ou permis récent, qui s’applique souvent aux conducteurs dont le permis a moins de 3 ans.
- Le conducteur additionnel, facturé par jour, alors que c’est précisément ce qui permet de se relayer sur la route des Alpes.
- Les équipements : siège enfant, porte-skis, chaînes, rehausseur, chacun facturé séparément et rarement disponible sans réservation.
- Le rachat partiel de franchise proposé au comptoir, souvent présenté comme une formalité alors qu’il change le prix final.
- Le retour hors horaires, la restitution dans une autre ville, et le carburant prépayé qui ne vous est jamais remboursé s’il reste du gazole dans le réservoir.
L’état des lieux dans le noir : le moment décisif
Les premiers vols partent de Lyon avant le jour, et c’est aussi à cette heure-là que l’on récupère beaucoup de véhicules. Sur un parking mal éclairé, une rayure sur un bas de caisse gris est invisible. C’est le seul moment où vous pouvez encore prouver quelque chose : une fois le véhicule rendu, vous argumentez contre un constat que vous n’avez pas vu faire. Prenez les quelques minutes nécessaires, même si le comptoir vous presse.
- 1Avant de monter, faites un tour complet du véhicule en filmant une seule vidéo continue, sans couper, en annonçant à voix haute le lieu et le moment.
- 2Allumez les phares et utilisez la lampe du téléphone pour les zones sombres : bas de caisse, jantes, pare-chocs, pare-brise, toit et coffre.
- 3Photographiez le tableau de bord allumé, pour avoir la jauge de carburant et le kilométrage sur la même image que le contrat.
- 4Faites inscrire tout dommage existant sur le document d’état des lieux, et repartez avec un exemplaire signé, papier ou numérique.
- 5Au retour, refaites exactement la même chose ; si personne n’est présent, photographiez la voiture à sa place, le compteur, et les clés dans la boîte de restitution.
Carburant, péage et retour du véhicule
La zone de l’aéroport n’est pas l’endroit le plus simple pour faire le plein juste avant de rendre la voiture : mieux vaut s’arrêter avant d’entrer dans la plateforme, en gardant le ticket. Pour le retour, l’heure de fermeture du comptoir compte autant que l’heure de votre vol, car une restitution tardive peut être facturée comme une journée supplémentaire.
- Choisissez une politique plein-à-plein, et refusez le carburant prépayé si vous ne comptez pas rouler jusqu’à la réserve.
- La plupart des autoroutes françaises sont à péage : on paie par carte bancaire ou avec un badge de télépéage, utile si vous enchaînez les trajets vers la Bourgogne ou la vallée du Rhône.
- Demandez par écrit, avant de réserver, si une restitution est possible en dehors des horaires d’ouverture et comment les clés sont déposées.
- Gardez le ticket de carburant, le document d’état des lieux de retour et vos photos pendant plusieurs semaines, le temps que la caution soit libérée.
Prendre la route depuis Lyon : Alpes, Bourgogne, vallée du Rhône
Lyon est une base de départ idéale, et c’est souvent la vraie raison de louer sur place. Les Alpes sont à portée de matinée, la Bourgogne s’atteint en remontant vers le nord, et la vallée du Rhône descend vers la Provence par des axes très fréquentés l’été comme pendant les vacances d’hiver. Trois contextes différents, trois conduites différentes : cols et météo changeante d’un côté, routes départementales et villages de l’autre, autoroute dense au sud.
Vitesses et alcool au volant
- Sur autoroute, la vitesse maximale est de 130 km/h par temps sec et de 110 km/h sous la pluie.
- Sur une route à chaussées séparées par un terre-plein central, c’est 110 km/h par temps sec et 100 km/h sous la pluie.
- Sur les routes ordinaires à double sens, la limite est de 80 km/h, relevée à 90 km/h sur certains axes par décision du département ; en agglomération, 50 km/h.
- Par brouillard, ou dès que la visibilité tombe sous 50 m, la limite est de 50 km/h partout.
- Si votre permis a moins de 3 ans, vous êtes tenu à 110 km/h sur autoroute et 100 km/h sous la pluie.
Alcool et équipements obligatoires
- Le taux d’alcoolémie maximal est de 0,5 g/L de sang, soit 0,25 mg/L d’air expiré.
- Pour un permis de moins de 3 ans, le taux est de 0,2 g/L : en pratique, tolérance zéro.
- Un triangle de présignalisation et un gilet de haute visibilité doivent se trouver dans le véhicule : vérifiez-les sur le parking, pas au bord de l’autoroute.
- La priorité à droite s’applique encore à certains carrefours sans marquage, notamment dans les vieux bourgs et sur les petites routes.
ZFE et vignette Crit’Air : comprendre le mécanisme
Plusieurs villes françaises, dont Lyon, appliquent une zone à faibles émissions : l’accès y dépend de la classe Crit’Air du véhicule, une vignette qui le note de 0, pour l’électrique, à 5. Le principe est simple, mais les règles, le périmètre et les sanctions évoluent souvent, et un véhicule de location immatriculé ailleurs en France ou à l’étranger n’y échappe pas. Avant de partir, regardez la classe Crit’Air de la voiture qu’on vous confie, et vérifiez les conditions en vigueur sur le site officiel du gouvernement français ainsi que sur celui de la Métropole de Lyon. Ne vous fiez pas à ce qui était vrai l’an dernier, ni à ce qu’on vous dit au comptoir.
Ce que DRIVO change pour le locataire
DRIVO est une place de marché européenne qui permet de louer un véhicule directement auprès d’agences indépendantes et locales de confiance, ainsi qu’auprès de particuliers, en Europe et en Afrique du Nord. La France est le marché principal. L’intérêt, pour une arrivée à Lyon-Saint Exupéry, est surtout de voir le prix complet avant de payer plutôt qu’au comptoir, et de pouvoir traiter avec une agence de taille humaine plutôt qu’avec les grandes enseignes.
- Prix transparent : chaque coût est affiché avant le paiement, y compris les frais de service DRIVO, présentés sur leur propre ligne et remboursés en cas d’annulation gratuite ou d’annulation par l’agence.
- Confirmation immédiate, et annulation gratuite jusqu’à 48 heures avant le retrait.
- Le montant de la caution et ce qui est inclus sont visibles avant la réservation, ce qui évite la discussion de dernière minute au comptoir.
- Une protection complète facultative peut être ajoutée au moment du paiement pour réduire la franchise, sans négociation sur place.
- Annonces et assistance en cinq langues, avec un service d’assistance par WhatsApp et dans l’application ; au-delà des voitures, on y trouve aussi des utilitaires, des camping-cars et des fourgons aménagés là où l’offre locale existe.
Les comptoirs de location sont-ils dans le terminal à Lyon-Saint Exupéry ?
Non. Les loueurs sont regroupés dans un centre de location à l’écart des terminaux, que l’on rejoint par une navette gratuite dont l’arrêt se situe à l’extérieur, le long du trottoir des arrivées. Suivez les panneaux « Location de voitures » et demandez bien la navette des loueurs, pas celle des parkings.
Combien de temps prévoir entre l’atterrissage et le départ en voiture ?
Prévoyez large : récupération des bagages, attente de la navette, trajet, formalités au comptoir, puis état des lieux sur le parking. Une bonne demi-heure après la sortie des bagages est un minimum raisonnable, davantage quand plusieurs vols arrivent en même temps.
Vaut-il mieux louer à l’aéroport de Lyon ou à la Part-Dieu ?
Cela dépend de votre programme. L’aéroport offre le choix le plus large et les horaires les plus souples, mais implique une navette et un supplément lié à l’aérogare. Une agence en ville ou près d’une gare est souvent plus sobre côté tarif et plus joignable, à condition que vos horaires s’accordent avec les siens.
Ai-je besoin d’une vignette Crit’Air pour entrer dans Lyon avec une voiture de location ?
Lyon applique une zone à faibles émissions dont l’accès dépend de la classe Crit’Air du véhicule, y compris pour une voiture de location ou immatriculée à l’étranger. Demandez la classe du véhicule à l’agence et vérifiez les règles en vigueur sur le site officiel du gouvernement français et celui de la Métropole de Lyon avant de circuler.
Puis-je rendre la voiture en dehors des horaires d’ouverture du comptoir ?
Ce n’est pas automatique et cela varie d’une agence à l’autre, même au sein de l’aéroport. Posez la question par écrit avant de réserver, vérifiez si des frais s’appliquent, et demandez comment les clés doivent être déposées. Si vous laissez le véhicule sans personne en face, photographiez-le à sa place, avec le compteur et la boîte de restitution.
Faut-il des équipements hiver pour monter aux stations depuis Lyon ?
Dans les départements de montagne, des obligations saisonnières d’équipement peuvent s’appliquer selon les communes et la signalisation en place. Demandez à l’agence si le véhicule est équipé et si des chaînes sont fournies, puis vérifiez les règles et les communes concernées sur le site officiel du gouvernement français avant de prendre la route.